jeudi 29 mai 2014

Trois questions à Ulrich Vivance Kpoguè, le promoteur des « Soirées Paparazzidiak »




« Tapis rouge, escorte de charme, pluie de flash… sont les prémices de ce que réserve l’Acte 1 de la soirée »

Ulrich Vivance Kpoguè
Un concept en vogue en Côte-d’Ivoire, les «  Soirées Paparazzidiak » seront bientôt présents au Bénin. Grâce au leadership et au sens de créativité de Ulrich Vivance Kpoguè, le promoteur du Magazine panafricain du showbiz « Paparazzi magazine », l’Acte 1 de la « Soirée Paparazzidiak »  sera lancé ce vendredi. Pour  une première  dans l’histoire, l’occasion est ainsi offerte au public béninois de vivre un événement à la hauteur  d’une soirée de distinction hollywoodienne ou d’un festival de cannes. Rencontre avec le promoteur de l’événement, pour  appréhender  les contours,  tenants et aboutissants des « Soirées Paparazzidiak ».

Vous êtes le promoteur du magazine panafricain « Paparazzi Magazine » et d’une structure de productions « Vivance Productions ».  Quatre ans après la création de ce magazine, on vous retrouve aujourd’hui sur un nouveau concept dénommé  « Les Soirées Paparazzidiak ». Parlez-nous de cette initiative. 

Merci d’abord pour l’intérêt que vous accordé à cette initiative. La soirée « Paparazzidiak » est un concept importé de la Côte-d’Ivoire par le magazine panafricain du showbiz « Paparazzi Magazine » qui est basé au Bénin depuis plus de 4 ans. Il a fallu travailler sur le concept pour « le béninoiser » et lui donner  son appellation actuelle et en faire un total succès. La soirée « Paparazzidiak »  est une plateforme de rencontre à caractère festif. Sa spécificité, c’est qu’elle fait appel à la création d’une communauté sans cesse grandissante et changeante. Nous invitons nos amis qui invitent leurs amis qui rencontrent nos amis qui souhaitent rencontrer  leurs amis. Tout ceci se fait bien entendu au sein d’un décor digne du style que nous imposons à la tenue des soirées.  Les  organisateurs des soirées « Paparazzidiak » ont décidé de réunir dans un décor féérique, plusieurs personnes afin de favoriser  un cadre de rencontre, d’échange mais surtout de valoriser  chaque invité en lui permettant de se vendre et de vivre une soirée dans la peau d’une star. Les participants des soirées « Paparazzidiak » seront en contact avec plusieurs personnalités et célébrités. Tapis rouge, paparazzis, escorte de charme, pluie de flash dans une ambiance digne du festival de cannes ou des soirées de distinction hollywoodiennes sont quelques prémices de ce que réserve l’Acte 1 de la soirée.  

Le lancement  de l’Acte  1 des « Soirées Paparazzidiak » est prévu pour  ce vendredi. Quel sera le menu de cette soirée?

Oui effectivement,   la première édition de la soirée Paparazzidiak  c’est pour  ce vendredi 30 Mai 2014 au Tabou Lounge Bar de Cotonou à partir de 22H. Pour  une soirée  unique et impressionnante de « Paparazzidiak »,  il fallait bien entendu un contenu à la hauteur  de l’événement.  C’est  justement  à cela  que nous avons pensé dans les moindres détails afin de satisfaire toutes les stars qui seront présents sur l’événement.  Donc  comme menu de la soirée, nous avons la prestation des artistes Charly Charles du Bénin et Papou du Togo, une séance  de shooting, un bouf party, un jeu tombola, un sexy mini party, etc. Un défilé de mode en lingerie fine sera également au rendez-vous de la soirée de ce vendredi  qui  donnera  lieu à des rencontres spontanées entre les participants. Chacun devra aller au contact de l’autre pour échanger, danser et manger ensemble dans la convivialité totale. L’échange, le rapprochement et le bien être restent les maîtres mots des soirées « Paparazzidiak ». 

Un message  à l’endroit du public ?


Mon message à l’endroit du public béninois et des fans du magazine Paparazzi  est de  les invités a effectué massivement le déplacement  ce vendredi à partir de 22H au Tabou Lounge Bar. Parce qu’à la soirée « Paparazzidiak » c’est comme si vous étiez à Hollywood ou à Cannes. C’est d’ailleurs le premier événement « Tapis rouge », de rencontres et d’opportunité d’affaires à Cotonou. Les participants viennent  se découvrir et font « UN » avec leurs idoles et leurs fans. Tout cela se déroule dans un décor  féérique et plaisant.





mardi 21 janvier 2014

A cœur ouvert avec Sonia Damala, lauréate du prix de jeune styliste au FIMA

« La mode doit pouvoir avoir sa place dans la culture au Bénin sinon c’est dommage »
Sonia Damala
Sonia Damala

Animatrice de l’émission de mode « Viva la Moda » sur Canal 3 Bénin, Sonia Damala est une styliste confirmée et femme passionnée de la mode. Créatrice de la marque Sonia Clothes, son talent lui a valu le premier prix du jeune styliste lors de la 9ème édition du Festival International de la Mode Africaine (FIMA) qui s’est déroulé dans la région de Niamey du 20 au 25 Novembre 2013. De retour au bercail, nous avons rencontré l’heureuse gagnante pour une interview dont voici la quintessence.

On  connaît Sonia Damala comme animatrice d’une émission de mode. Aujourd’hui vous  êtes  devenue styliste et créatrice. La transition s’est faite comment ?
Je dirai que la mode fait partie de ma personnalité. Donc c’est quelque chose que j’ai développé depuis très longtemps. Le début est parti d’une émission de mode que j’avais eu à animer depuis fin 2010 et qui m’a permis de côtoyer le milieu. Je ne vais pas dire que j’ai pris goût à la chose. Je dirai plutôt que je me suis découvert une vocation et c’est rare de se découvrir une vocation, donc j’ai voulu en faire un métier. Je me suis lancé dedans corps et âme au point de démissionner de mon boulot habituel. Je veux dire qui cadre avec ma formation parce que je suis diplômé d’une maitrise en Banque et Finance. Donc c’est comme cela, j’ai constaté que la mode est encore un secteur très neutre. Pas seulement au Bénin, mais aussi en Afrique. Donc autant que je peux me faire une place dans le milieu et essayer de me donner un nom au Bénin à travers ma personne.
Vous avez représenté pour la première fois dans l’histoire, votre pays le Bénin à la 5ème édition du FIMA. Cerise sur le gâteau, vous avez remporté le premier prix.  Vos impressions après ce sacre ? 
C’est une toute première participation du Bénin de façon officielle en 15 ans d’événement. C’est la première fois que le Bénin est représenté. Au départ, 200 candidats de 54 pays ont été présélectionnés. Au finish, j’ai été retenu pour le compte du Bénin qui s’est fait représenté par trois candidats. Je pense que le talent à parler de lui-même et c’est ça qui nous a valu ce premier prix.
Qu’est-ce qui vous a motivé à prendre part à ce festival ?
Sonia Damala est une femme ambitieuse, mais  pas de façon démesurée. Je fais partie de ces femmes qui veulent  quand même sortir de la masse, qui peuvent démontrer que nous avons des talents dans la gente féminine. Il y à des femmes qui se battent  histoire de sortir la tête de l’eau et démontrer que la femme à part entière est une entreprise, qu’elle peut faire quelque chose et qu’elle a besoin d’être soutenu. Je pense que c’est ma première motivation. Secondo, Sonia Clothes veut faire du stylisme une carrière. C’est une carrière qui est bien tracée dont le premier objectif était le trophée FIMA. Donc, c’est chose normale que je me présente à ce genre de concours et il faut dire aussi que Sonia Clothes est autodidacte. Ce qui veut dire que je n’ai fait aucune école de design ni de couture. Donc pour pouvoir me démarquer à travers mon talent il fallait un événement de cette envergure là. Et je peux dire que le FIMA était la bonne adresse, la bonne opportunité et je l’ai saisie.
Vous êtes sorti avec le premier prix du jeune styliste. Vous vous attendiez à gravir une si haute marche du podium ?
Bon, c’est comme on le dit souvent. Coup d’essai coup de maitre. En tout cas Sonia Clothes par principe n’aime pas perdre. Et de deux, quand je fais quelque chose, je me donne à fond. Donc dans ma tête j’étais très positive et j’ai gagné. J’ai mis tout en œuvre, j’ai fait tout ce qu’il faut et j’ai respecté les règles. Tout cela accompagné du talent, c’est ça qui a donné le résultat que nous célébrons aujourd’hui.
Si vous devriez  comparer le FIMA aux autres festivals qui s’organisent  au Bénin, qu’en direz- vous ?
(Sourire) C’est deux choses qui n’ont rien de comparable. Le FIMA, c’est un festival international qui regroupe les pays des cinq continents. Bon, je dirai que le Bénin a encore beaucoup de chemin à faire dans ce genre d’organisation parce que c’est beaucoup de travail. C’est vraiment un travail minutieux qui est fait. Vous avez plus de 1000 festivaliers qui sont attendus sans compter les ressortissants du pays eux-mêmes. Donc c’est beaucoup de monde à gérer. C’est vraiment une équipe de choc et puis moi j’aime bien cette initiative parce que c’est une équipe qui n’est pas constituée que de nigériens. Les européens, les américains et les africains constituent l’équipe qui contribue au festival. Donc sincèrement c’est du jamais vu et le FIMA n’a rien à envier aux autres festivals parce que si on doit faire un classement, je pense qu’il est au top, c’est le best.
Après avoir remporté ce prix pour le Bénin, quelle a été la réaction des autorités en charge de la culture ?
Je n’ai eu aucun apport, aucun soutien. Mais je ne vais pas non plus prendre une pancarte et aller au Ministère de la culture et revendiquer mes droits. Mais j’avoue que quelque part, c’est blessant parce que quand vous vous rendez compte que vous faites honneur à votre pays et que vous n’avez pas le soutien alors qu’en temps normal on devrait vous soutenir, c’est blessant. Je ne dis pas qu’on vienne me chercher mais bon depuis que je suis arrivée, j’ai fait pas mal de communication. Je suis passé à la télévision, à la radio. Je suppose qu’ils ont une cellule de communication au Ministère de la culture et qu’ils suivent tous ce qui se passe dans le pays mais bon. Je ne sais pas pourquoi depuis ce temps on ne m’a pas encore interpellé. Peut-être que pour eux la mode ne signifie rien. Mais moi je dis que la mode est un secteur porteur d’avenir et qui peut créer des emplois. Qu’on arrête de me dire que la mode n’est pas porteur et qu’on ne gagne rien dedans c’est pourquoi on ne s’intéresse pas à ça. Je suppose que nous nous habillons tous, on ne sort pas nu. Donc le vêtement est quelque chose de nécessaire qu’on le veuille ou non. Le vêtement est quelque chose de spécial pas seulement en Afrique. C’est un besoin fondamental. Je pense qu’après le manger, c’est le vêtir et le loger vient après. Manger et se vêtir, le reste après. Je peux être habillé et dormir dans la rue. Mais si je suis nue et je dors dans la rue, je risque de tomber malade. Donc le vêtement est important et il est tant qu’on prenne les choses aux sérieux et qu’on y mette du sien. Et vraiment qu’on arrête de nous répéter cette même histoire là. C’est fatiguant. Qu’on arrête de nous dire que c’est le système qui est comme cela. Je pense que l’homme est maître de son destin. Quand nous voulons que les choses changent, c’est nous mêmes qui devront changer.
 Quels sont vos projets ?
Le plus grand souhait de Sonia Clothes actuellement c’est de pouvoir présenter la collection qui a gagnée le trophée à la population béninoise. Donc c’est pourquoi jusque là ça m’étonne qu’on ne cherche même pas à comprendre ce qu’elle est allée présenter là-bas. Au moins que la curiosité les pousses à venir, me dire, mais montre nous le travail que tu as fait et qui t’a valu cette distinction. Le Bénin est sorti de nulle part et à gagner le premier prix. Donc vraiment moi j’aurais voulu présenter cette collection là à la population béninoise et peut-être pour éclaircir l’esprit de certains et lancer la marque Sonia Clothes. Donc je pense que la meilleure façon dont le Bénin pourrait me soutenir, c’est me donner l’occasion de présenter ma collection à travers un événement avec la collaboration du ministère de la culture, parce que franchement quand vous sortez de chez vous, avec l’identité de votre pays, que c’est le drapeau de votre pays qui flotte et qu’on vous demande si on n’a pu faire quelque chose pour vous, il faut pouvoir dire oui. Quand vous dites non, automatiquement les gens se détournent de vous. Donc elle est toute seule, elle n’a aucun soutien. Je fais tout, je gueule mais j’ai l’impression que personne n’entend  ce que je dis.
Un message à lancé ?
Sonia Damala3
Sonia Damala et ses mannequins
Je dirai Merci à toute mon équipe. Merci à Félicien Casterman, c’est un grand styliste international béninois qui m’asoutenu tout le long de ce voyage. Merci à Alphadi parce qu’il a eu la meilleure idée, qu’on puisse avoir pour ce secteur d’activité. Puis, c’est  quelqu’un qui voit la mode en grand. Il faut que chaque pays puisse organiser son fashion week, que chaque pays puisse porter ses propres vêtements. Qu’on arrêtera de tourner notre regard vers l’extérieur parce que tout ce dont on a besoin se trouve ici. Et nous produisons le coton non ? Nous avons besoin de quoi ? D’usines pour transformer le coton pour le remettre à nos couturiers ! La chose est tellement facile, il suffirait qu’on prenne conscience de la chose. Comme je l’ai dit, l’homme est maître de son destin. Et qu’on arrête de penser à soi-même et les choses iront beaucoup mieux. Au ministère de la culture, je dirai que la mode doit pouvoir avoir sa place dans la culture au Bénin sinon c’est dommage.

mercredi 8 janvier 2014

Le Bénin Culturel en 2013

Un pas de géant dans la douleur  
L’année 2013 qui vient de s’achever a été particulièrement éprouvée et douloureuse pour les acteurs du monde culturel au Bénin. Deux figures de proue de la musique béninoise et une dizaine d’artistes de la jeune génération ainsi que quelques autres acteurs du milieu culturel sont passés de vie à trépas à la grande tristesse de tous. Malgré cette douleur qui reste vivace, de nombreuses réalisations ont été enregistrées dans plusieurs domaines et secteurs de la vie culturelle.

2013 : année noire, éprouvante et émouvante pour les acteurs du secteur de la musique en particulier, et de la culture en général au Bénin. Elle vient de s’achever avec une bonne dose de tristesse marquée par des décès en cascade d’artistes chanteurs et musiciens. Il s’agit ici d’un souvenir macabre à vite oublier par les artisans de la culture qui dans la douleur et le malheur, ont posé des pas de géant  pour donner plus de visibilité au secteur. Par leurs multiples réalisations et nouvelles initiatives inscrites au titre de l’année 2013, des promoteurs d’événements culturels ont contribué à plus de rayonnement de la culture béninoise aussi bien sur le plan national qu’international. Ce qui fonde l’argument d’espérer à tout prix pour ce secteur culturel, quatrième pilier du développement durable, hélas relégué au second plan par ici.
Artistes propagandistes du Ramu
L’année 2013 n’a pas été que douloureuse pour les artistes béninois. Certains parmi eux ont su bien s’en sortir financièrement en faisant preuve d’imagination et de créativité. En plus d’être des chanteurs et musiciens, ils ont été également des communicateurs et des propagandistes. Cette nouvelle trouvaille a rallumé le sourire aux lèvres de ces artistes qui ont tiré légalement profit de la manne collective. En effet, pour accompagner le gouvernement dans sa mesure sociale à vocation sanitaire, le RAMU, des artistes musiciens et comédiens du Bénin se sont faits entendre. Dans le cadre de leurs tournées d’un mois au profit du Régime d’Assurance Maladie Universelle, ils ont sillonné plusieurs artères du Bénin,  parcouru presque tous les départements du pays pour faire comprendre aux populations l’importance de cette mesure pour le soulagement de leurs peines en matière de santé. Ce qui n’a pas été sans critiques et invectives vu que ces artistes retenus pour la campagne seraient des « patriotes », et donc seraient dans les coulisses du régime politique.
Le FITHEB déplumé toujours sans directeur
La polémique qui s’est enflammée entre les principaux acteurs du milieu théâtral, en l’occurrence les administrateurs du Conseil d’Administration du Festival International de Théâtre du Bénin (FITHEB) et l’autorité de tutelle, n’a pas permis de relancer fièrement le festival. En revanche, les controverses entretenues en partie par le ministre qui tenait à s’imposer de force face à l’entêtement du CA, a-t-on dit, a plombé la direction du plus grand festival de théâtre d’Afrique, actuellement sans l’installation du nouveau directeur choix conformément aux textes. L’autorité ministérielle serait contre la méthode de défiance du désormais précédent Conseil d’Administration présidé par Justin Ekpélikpézé, qui  a désigné l’homme de culture Eric Hector Hounkpè pour conduire les destinés du FITHEB. A deux mois de la tenue de la prochaine édition du festival, selon la tradition, rien ne se profile à l’horizon si ce n’est l’impasse. Aux dernières nouvelles, le ministre de la culture, Jean Michel Abimbola réaffirmerait sa volonté d’offrir aux Béninois un Fitheb en 2014 sans d’autres précisions. Vivement qu’on évite la caporalisation du festival. 
Des icônes de la musique internationale à Cotonou
Avec l’organisation au Bénin de deux événements culturels majeurs, de grosses pointues de la musique africaine et internationale ont foulé le sol béninois au cours de l’année 2013. Il s’agit du Festival Cotonou Couleurs Jazz et de la série de concerts organisés dans le cadre des cinquante années d’existence de l’Institut Français de Cotonou. Avec un dispositif de son et lumières répondant aux normes internationales, déployé par Moî Virchaux et John Arcadius lors de la 2ème édition du Festival Cotonou Couleurs Jazz, le public a découvert ou redécouvert sur la scène la diva de la musique béninoise Angélique Kidjo, dix ans après sa dernière prestation au Bénin. Elle était accompagnée d’autres célébrités de la musique comme King Mensah, Henri Dikongué, Baaba Maal, Régis Kolé, Blue Moon, Balimurphy. Cette initiative de célébrations des 50 ans de l’IFC a connu un grand succès par la forte participation du public et de la renommée des artistes qui ont presté sur la scène du Théâtre de verdure de l’Institut. Aussi, des artistes de la trempe de Didier Awadi, la figure la plus visible du rap africain francophone et l’humoriste Mamane, le président fondateur de la République très très démocratique du Gondwana, ont rallié Cotonou pour apporter leur dose de prestation.
Les arts visuels mieux portés
Les artistes plasticiens se sont faits également remarqué durant l’année 2013. Grâce à l’organisation d’une dizaine d’activités et d’initiatives nouvelles, une dynamique nouvelle a été impulsée au secteur des arts visuels au Bénin. Organisé dans un creuset dénommé ABAP Four P, ils ont présenté au public une soixantaine de nouvelles créations d’œuvres et tableaux en sculpture, photographie, performance et  installation. C’était du 23 au 30 septembre dernier sur l’esplanade de la place du Souvenir avec la participation de huit pays de la sous-région. L’édition d’un répertoire pour les artistes plasticiens et les acteurs en arts visuels vient résoudre à moyen et long termes, les véritables problèmes de développement de la filière. Cet ouvrage est un condensé des artistes plasticiens, des historiens d’art, des journalistes culturels, des collectionneurs d’arts et de centres culturels répertoriés sur toute l’étendue du territoire national.
Une flopée de festivals pour des résultats mitigés
Le Bénin s’apparente à un réservoir de festivals qui se créent au jour le jour, lorgnant tous le milliard culturel. L’année 2013 a fait voir la tenue des traditionnels festivals, mais aussi la création d’autres, hélas portés parfois par les mêmes promoteurs ou initiateurs culturels. Ainsi, des acteurs bien connus du milieu s’en sortent avec plusieurs subventions parce que au cour du système de financement du Fonds d’aide. Si de cette ingéniosité culturelle, on pourrait saluer la forte animation du milieu des festivals, il se pose cependant leur contribution aux dispositifs de rayonnement du Bénin sur le plan culturel et encore plus leur impact financier à l’économie. Il revient alors d’assainir le financement des festivals parfois créés de toute pièce pour « capter » le milliard qui, en soi, être mieux distribué pour le bouillonnement culturel béninois.    

mercredi 18 décembre 2013

Festival Cotonou Couleurs Jazz :



La 2ème édition inscrite en lettres d’Or

C’est par le concert époustouflant de la diva de la musique béninoise, Angélique Kidjo, qu’a pris fin le festival Cotonou Couleurs Jazz 2013. Dix (10) ans après sa dernière prestation au pays, la star internationale et marraine de cette 2ème édition du festival, Angélique Kidjo, a émerveillé et séduit la foule de spectateurs qui a effectué le déplacement le 1er Décembre dernier pour suivre en live son concert à la Plage Gochily.
Un concert mémorable et inédit au cours duquel Angélique Kidjo, lauréate de quatre Grammy Awards et ambassadrice de bonne volonté de l’Unicef, a impressionné tout le public béninois qui attendait depuis longtemps ces moments intenses. A la sortie de ce concert de clôture, la satisfaction du public se faisait remarquer sur tous les visages. Reconnaissance pour les organisateurs Silvanna Moî Virchaux de Laboratorio Arts Contemporains et John Arcadius de Vod Records qui ont déployé un grand dispositif de son et lumières aux normes internationales, installé sur les deux sites du festival, permettant ainsi aux grosses pointues de la musique africaine et internationale, une prestation dans des conditions scéniques dignes des plus grands festivals au monde.
De King Mensah à Blue Moon, en passant par Henri Dikongué, Zeynab, Baaba Maaal, John Arcadius, Régis Kolé, Raïssa Gbédji, Duel, Wood Sound, Balimurphy et la grande sœur Angélique Kidjo, tous ces artistes de renommée internationale ont laissé leurs empreintes sur cette seconde édition du festival Cotonou Couleurs Jazz qui se positionne désormais comme un label, un rendez-vous incontournable de la musique jazz en Afrique. En complément des concerts, destinés à promouvoir la musique africaine de part le monde, le festival Cotonou Couleurs Jazz a abrité plusieurs autres manifestations telles que des défilés de mode présentant les dernières collections de plusieurs stylistes et modélistes africains comme Lolo Andoche, Sik Art, Floride fait main, Sêmiliko et Couleur Indigo. Des spectacles one man show, des démonstrations de danses africaines et des spectacles d’acrobaties de la célèbre troupe chinoise de Jilin constituaient également le menu de cet événement culturel majeur. Les rideaux sont tirés sur l’édition 2013 de Cotonou Couleurs Jazz qui se conjugue désormais au passé pour laisser place à la 3ème édition en 2014 qui s’annonce encore plus palpitante.toutelaculture.blogspot.nl/p/festival.html

Concert de clôture du cinquantenaire de l’Institut Français de Cotonou


Jolidon, Jean Adagbénon, Zeynab et le trio Tèriba pour le sacre final
Jean Adagbénon et Jolidon Lafia enflamment le publicDémarrée le 26 Octobre dernier, la série de concerts initiés par l’Institut Français de Cotonou dans le cadre de ses cinquante ans d’existence a connu son épilogue le samedi dernier. A travers un concert inédit et magique, Jean Adagbénon, Jolidon Lafia, Zeynab et le trio Tèriba ont clore en beauté les festivités du cinquantenaire avec une participation active du public enthousiaste.
La programmation spéciale concoctée dans le cadre des manifestations des 50 années d’existence de l’Institut Français de Cotonou, au Bénin, est arrivée à son terme. Le dernier concert de l’agenda culturel de ce trimestre spécial a réuni sur la scène du Théâtre de verdure de l’Institut, six artistes de la musique béninoise. Jolidon Lafia, Jean Adagbénon, Zeynab et le trio Tèriba, très inspirés, ont ‘enflammé’ ce cadre musical dans un concert inédit et magique.  Au cours de leurs prestations, ses artistes qui, à l’accoutumé, se faisaient accompagner sur la scène par des musiciens sont allés au-delà de leur rôle habituel, celui de chanter. Jean Adagbénon à la batterie, Jolidon à la guitare, le groupe Tèriba aux percussions, Zeynab au chant ont séduit le public en grand nombre à cette soirée riche en couleurs. Du zouk, des rythmes traditionnels béninois, du rythm’n blues et de la pop étaient au programme de cette soirée de bonheur qui constitue l’un des concerts les plus emballants de la série. En ouverture de ce concert de clôture, l’ensemble du personnel de l’Institut a témoigné toute sa gratitude et reconnaissance à ce public enthousiaste qui est resté fidèle pendant toutes ses années de promotion de la culture au Bénin. Le morceau choisi, fut un défilé de mode dont les mannequins constitués de l’ensemble du personnel et habillés par le grand styliste et couturier béninois Lolo Andoche, ont démontré pour la première fois dans l’histoire leur talent et leur goût pour l’élégance et l’esthétique.

mardi 15 octobre 2013

Aziz Koto Chabi, promoteur des « Soirées Kokoman »


« L’orchestre de Bérini Maro attendu à Cotonou pour célébrer la 3ème édition … »



Directeur général de Gram Communication, Aziz Koto Chabi est un jeune promoteur  culturel qui enracine peu à peu les « Soirées Kokoman » dans la sphère des initiatives culturelles porteuses au Bénin. Au travers de ce projet culturel qui marque par son originalité, l’homme contribue agréablement à la valorisation des chants et danses du septentrion. Dans cet entretien exclusif, le promoteur des « Soirées Kokoman » nous fait la genèse de cet événement bal poussière qui célèbre sa 3ème édition, le samedi prochain.

Educ’Action : Mr Aziz Koto Chabi, nous vous connaissons jeune cadre du septentrion et proches d’hommes politiques éclairés. Quoi de plus ?

Aziz Koto Chabi, promoteur des soirées Kokoman
Aziz Koto Chabi : Je suis le Directeur général de Gram Communication, la structure qui organise le festival Kokoman à Abomey-Calavi. Ce festival est à sa 3èmeédition cette année. La première édition a lieu en Janvier dernier, la deuxième édition s’est tenue, tout récemment, le 10 août et bientôt la 3ème édition.
Trois éditions d’un festival au cours d’une même année. Ce n’est pas trop selon vous ?
Merci pour l’interrogation. C’est compte tenu de la demande de plus en plus forte du public que nous sommes obligé d’organiser plusieurs éditions au cours de la même année. Et probablement en fin d’année ou en début d’année 2014, nous risquons d’avoir également la 4ème édition.
Le festival Kokoman, qu’est-ce que s’est et quelle est sa particularité ?
Kokoman, c’est dans une langue du septentrion. Pendant le festival Kokoman, c’est la musique moderne, les instruments modernes qui accompagnent la musique traditionnelle. Donc il s’agit de la musique moderne d’inspiration traditionnelle du septentrion, c’est-à-dire des rythmes, danses, folklores et chants du septentrion. A l’origine, le Kokoman se danse et se chante dans les villages à l’occasion de certaines festivités telles que le mariage, la naissance ou lors d’un décès d’une personne âgée. Souvent on se retrouve sur une place aménagée, l’orchestre s’installe et la fête commence. On appelle également le Kokoman, le bal poussière, parce qu’à travers les pas de danse, on soulève la poussière. Mais à Abomey-Calavi, on ne soulève pas la poussière parce que c’est sur du béton. Ce festival est donc une occasion pour ceux qui vivent à Cotonou et ne vont plus régulièrement au village ou qui y vont, mais ne coïncide pas à une festivité du Kokoman, de le vivre. Au lieu qu’ils aillent vers le Kokoman, nous, nous amenons le Kokoman vers eux. Voilà dans quel cadre se situe ce que nous organisons depuis un certain nombre de mois.
Des innovations prévues pour cette 3ème édition ?
Oui bien sûr ! Je peux dire que c’est l’édition de la maturité et nous avons pris certaines dispositions afin qu’il y ait plus d’amélioration, qu’il y ait des innovations au cours de la 3ème édition. Comme première innovation, nous avons agrandi le cadre de l’événement parce que le public devient de plus en plus nombreux. La seconde innovation, c’est au niveau de la sécurité. Nous avons renforcé et augmenter l’effectif des policiers et des agents de sécurité qui nous accompagnent au cours de cet événement. Troisième innovation, nous avons prévu pour cette 3èmeédition, deux parkings pour garer les véhicules. Un petit et un grand. Ceci dans le but de mettre à l’aise nos invités qui viendront dans le cadre de cet événement. La 4èmeinnovation, c’est que cette fois-ci, nous avons ramené de la commune de Kouandé l’orchestre de Bérini Maro. Nous avons décidé de faire une incursion dans le département de l’Atacora qui regorge également de beaucoup d’orchestres. Avec cet orchestre, nous allons passer de très bons moments à l’occasion de la fête de la Tabaski. La Tabaski étant prévue pour le mardi, donc en semaine, nous avons décidé de fêter en week-end. Donc, en compagnie de tous les amis qui seront avec nous, nous allons fêter la Tabaski le samedi 19 Octobre à partir de 19 heures au Maquis le Refuge Chez A.Z, sur la route de Houèdo en quittant Kpota. Le maquis est situé à 1,50 km du pavé à droite. Le parrain de cette édition, c’est l’intendant général de brigade Mr Pascal Sabi Mouka, qui est actuellement le directeur de Cabinet du Ministre en charge de la défense. C’est un événement trop sérieux qui motive les uns et les autres à faire le déplacement.
Le festival Kokoman est-il ouvert seulement aux ressortissants du septentrion ?
Du tout pas ! Le festival est ouvert à tout le monde. A l’occasion des précédentes éditions, les gens sont venus de partout, de toutes les cultures, de toutes les ethnies et de toutes les régions. C’est une grande fête de brassage culturel. C’est une fête qui n’exclut pas un groupe au profit d’un autre. C’est une fête nationale.
Un mot sur l’appréciation du public ?
C’est un public qui est toujours chaud du début jusqu’à la fin de la manifestation. Vous voyez vraiment des gens, des cadres, des jeunes, des vieux, les femmes et les vieillards, tout le monde confondu sur la piste, se laisse emporter par la musique. En tout cas, ceux qui se sont toujours déplacés, n’ont jamais regretté. Les images rapportées par plusieurs chaînes de télévision ont montré que la fête a été souvent belle à Abomey-Calavi.
Quelles sont vos ambitions pour ce festival ?
Notre ambition, c’est d’inscrire le festival Kokoman parmi les grands rendez-vous culturels les plus importants de l’agenda culturel du Bénin. Que le festival soit inscrit en lettres d’or afin que dans quelques années, le festival devienne un label de qualité. Parce que quand on est jeune, il ne faut pas fait de la peu près, il faut organiser bien les choses pour montrer aux ainés que nous les jeunes, nous sommes capables de faire autant qu'eux.
Un dernier mot à l’endroit du public que vous attendez à la 3ème édition?
J’invite tous le public, tous les amoureux de la musique moderne d’inspiration traditionnelle du septentrion, qu’ils soient du nord, du sud, de l’est ou de l’ouest, à effectuer nombreux le déplacement le samedi 19 Octobre 2013 à 19 heures. Nous allons danser le Kokoman, la fête du bal poussière jusqu’au petit matin. L’ambiance est assurée et la sécurité est garantie. Je crois que nous allons passer de très bons moments de la Tabaski ensemble.

vendredi 11 octobre 2013

Cinquantenaire de l’Institut Français de Cotonou:


Des sommités de la musique africaine et internationale bientôt au Bénin





L’Institut Français de Cotonou (IFC) boucle cette année ses cinquante (50) ans d’existence au Bénin. Ne pouvant  passer  sous  silence cet anniversaire, le Directeur du centre Sylvain Treuil et ses collaborateurs ont décidé de consacrer tout le dernier trimestre de l’année 2013 à la célébration de cet événement.  Une programmation spéciale a été concoctée dans le cadre des manifestations de cette fête. Une exposition collective d’artistes de renoms et des Concerts de musique inédits et époustouflants constituent l’ossature du cinquantenaire auquel le public est massivement convié.

Créé en 1907 à Florence  par Julian Luchaire, grâce à l’aide de la Faculté des Lettres de Grenoble, L’Institut Français joue un important rôle dans la construction de liens culturels profonds entre la France et les pays dans lesquels il est représenté. Présent dans 150 pays du monde, cet établissement public  à caractère industriel constitue un levier indispensable pour le développement de la coopération en réseau entre professionnel de la culture et de l’enseignement ainsi que pour la promotion de la diversité culturelle et linguistique. Installé au Bénin depuis 50 ans, l’Institut Français à apporté une grande contribution à la promotion de la culture et la carrière de plusieurs artistes du pays dont  les plus en vue sont entres autres Romuald Hazoumé, Angélique Kidjo Ou feu G.G. Vikey. Lieu d’échanges, carrefour de rencontres et de destinées artistiques, il a atteint aujourd’hui  l’âge de la maturité. Cinquante années de l’Institut Français de Cotonou, c’est un événement et cela mérite donc une célébration. C’est  dans cette optique que Sylvain Treuil,  le Directeur du centre avec la détermination de ses collaborateurs et de l’appui de certains partenaires a décidé de faire de cet anniversaire, un événement de taille en consacrant  les trois prochains mois à sa célébration.  A l’occasion d’une conférence de presse qui s’est tenue le vendredi  dernier à l’auditorium  de l’Institut, le Directeur  Sylvain Treuil a dévoilé aux hommes de la presse culturelle, le programme des manifestations et activités inscrites dans le cadre de cette fête du cinquantenaire qui s’ étend sur tout le dernier trimestre de cette année. Ainsi, d’octobre à Décembre, une série de concerts, de spectacles et d’exposition seront organisés dans les locaux de l’Institut.

L’exposition hommage et Nuit Blanche lancent les festivités du cinquantenaire

Pour  témoigner  leur  attachement  et apporter  une touche particulière à cette  fête, plusieurs artistes plasticiens dont les œuvres ont été exposées au moins une fois dans les locaux de l’Institut au cours de  leur carrière, ont lancé le top des festivités le samedi par une exposition collective baptisée « Exposition Hommage et Nuit Blanche».  Comme son nom l’indique, cette exposition est un hommage des artistes  confirmés  Romuald Hazoumé, Dominique Zinkpè, Aston, Gérard Quenum, Simonet, Tchif, Charly D’Almeida et de certains de leurs jeunes frères dont Marius Dansou, Prince Toffa, Bimo, Sébastien Boko, Dina, Doudou et bien d’autres qui ont  jugé utile d’offrir  ce cadeau à l’Institut Français. Démarré le samedi dernier, l’exposition prendra fin en décembre  prochain. Tout au long du trimestre, ses artistes présentent au public  et amoureux des arts visuels des sculptures, des installations, des projections  vidéos et sonores, de la photographie et des performances déambulatoires dans plusieurs variétés à savoir performance murale, textuelle, de dessin, de danse, gastrique, visuelle et sonore dans tous les lieux de l’Institut. Des différents jardins jusqu’au théâtre de verdure en passant par  la Paillote et la salle Joseph Kpobly , aucun espace n’a été occulté dans le cadre de cette exposition.
Une série de concerts d'enfer
L’agenda culturel de ce trimestre est sans doute  le plus riche et consistant depuis la création de l’institut  Français au Bénin si on tient compte des artistes de renoms qui sont programmés pour  les concerts et spectacles de ses trois derniers mois de l’année.  Pour cette célébration du cinquantenaire, nous pouvons oser dire  que l’Institut n’a pas lésiné sur les moyens car les stars de la musique béninoise, africaine et internationale seront présents  à Cotonou. Pour  le compte des artistes nationaux qui seront en prestation, nous avons le tout puissant Orchestre Poly-Rythmo qui sera  sur scène le 26 Octobre au Théâtre de verdure pour lancer cette série de concerts. Il sera suivi de l’orchestre Black Santiago qui honore la mémoire de deux icônes de la musique béninoise G.G. Vikey et Gnonnas Pédro  le 23 Novembre. Raïssa Gbédji, la multi talentueuse et chanteuse de jazz sera sur scène pour le plaisir du public de Cotonou en compagnie de sa sœur cadette Pépé Oléka, une voix mélodieuse de la musique traditionnelle  et Blue Moon, un phénomène de la musique en Europe le 30 Novembre. Deux jours après ce concert du trio, le 2 Décembre plus précisément, l’artiste planétaire du 21ème siècle,  couronnée d’un Grammy Awards, auteure-compositrice, interprète et danseuse Angélique Kidjo donne rendez-vous à ses fans qui ont longtemps attendu sa prestation au pays, un concert  exceptionnel au Théâtre de verdure. Pour clore en beauté les festivités du cinquantenaire, des stars de la musique béninoise Jolidon Lafia, Jean Adagbénon, Zeynab, et le trio Tèriba se réunissent sur scène pour un concert inédit et magique. Du Zouk, des rythmes traditionnels béninois, du rythm’n Blues et de la pop sont au programme de cette soirée qui s’annonce riche en couleur.  Venant de l’extérieur  pour  cet anniversaire, nous avons comme artistes Didier Awadi, la figure la plus visible du rap africain francophone et lauréat du prix Découverte RFI en 2003, abordera des sujets cruciaux qui constituent un handicap pour le développement du continent, à travers une prestation de musique engagée le 2  Novembre. De l’humour, il y en aura également  avec  la présence à Cotonou du président de la République très très Démocratique du Gondwana, Mamane un artiste atypique. Pendant 80 minutes, Mamane nous offre un show époustouflant en nous entraînant dans l’univers absurde et loufoque de cette République imaginaire dont chaque aspect nous est pourtant familier. Le rendez-vous c’est pour le 9 Novembre à 20h30. Plus que de l’humour, c’est à une pièce de Théâtre de Florent Couao-Zotti, Dine Alougbine et Tola Koukoui, que le public aura à assister le 7 Décembre. Pour la première dans l’histoire, trois metteurs en scène se mettent ensemble sur scène pour  offrir aux béninois une scène d’un homme enlevé, torturé puis retrouvé mort lors d’un coup d’Etat perpétré par Bob Denard aux Comores. Trente ans après, sa fille cherche à comprendre et surtout à identifier le meurtrier…  entre heurts, tendresse et règlement de comptes, le va-et-vient entre ce passé douloureux et ce présent incertain, donne à cette pièce l’allure d’un huis-clos dramatique où les protagonistes tentent de reconstruire une mémoire de l’altérité en même temps qu’une responsabilité historique. Ainsi se présente donc la programmation de la célébration du cinquantenaire de l’Institut Français de Cotonou. Nous y reviendrons largement dans nos prochaines parutions.

mercredi 2 octobre 2013

BGA et SICA 2013

L'édition de la maturité PDF Imprimer Envoyer
Alli Wassi
Le présidium
Le comité d’organisation des Bénin Golden Awards (BGA) et Stars de l’Intégration Culturelle Africaine(SICA) était face à la presse le jeudi dernier. A la faveur d’une conférence de presse qui s’est tenue au siège de la Golden Internationale Promotion, Alli Wassi Sissy et son staff ont dévoilé aux journalistes culturels, les innovations apportées à ses deux événements culturels et le programme des manifestations.

C’est par un mot de remerciement à l’endroit de la presse que Alli Wassi Sissy, président de la Golden Internationale Promotion, structure organisatrice des BGA et SICA a démarré la conférence de presse de ce jeudi. Un remerciement en signe de reconnaissance aux efforts déployés par les journalistes pour donner une visibilité à ses deux événements et susciter une fois encore leur soutien pour l’édition 2013. Après ses mots de gratitude, Alli Wassi  Sissy entouré à l’occasion de son staff composé de Philippe Aguè, le directeur artistique, de Honoré Amoussou, le coordonnateur et de Vitoire Ibinkoulé représentant la Direction de la Promotion Artistique et Culturelle, a procédé au lancement des BGA après avoir rappelé aux hommes des médias ses objectifs. Promouvoir la culture béninoise dans divers domaines de la musique, de la danse, de l’art dramatique et de l’art plastique en est le principal. Ce faisant, l’événement permet donc le renforcement de connaissance des artistes dans leur domaine de compétence. La 13ème édition des BGA, celle de la maturité et de l'expérience selon son promoteur, connaitra beaucoup d’innovations. Démarrés le vendredi par la phase des inscriptions des artistes, musiciens,  animateurs live et ingénieurs de son, qui sont conviés à déposer leur dossier de candidatures jusqu’au 26 Octobre prochain, les BGA à travers une soirée de gala qui se tiendra le 8 Novembre prochain attribuent  dix prix aux meilleurs acteurs sélectionnés dans diverses catégories à savoir : meilleur album de musique moderne, meilleur album de musique traditionnelle, meilleur album de musique moderne d’inspiration traditionnelle, meilleur clip vidéo, meilleur présentateur live, meilleur en art plastique, prix média presse, prix de l’artiste le plus joué en discothèque, prix Hip-hop, R&B, Reggae, slam et le prix Afa du meilleur réalisateur de son. Pour  ce qui concerne les Stars de l’Intégration Culturelle Africaine, le festival change désormais de cadre. Les manifestations de la 9ème édition des SICA vont se dérouler sur l’esplanade du Stade de l’Amitié de Kouhounou. 36 pays d’Europe, du Moyen-orient et bien évidemment de l’Afrique sont attendus sur l’événement  qui connaîtra beaucoup d’innovations. Au nombre de celles-ci, le Marché de l’Intégration Culturelle Africaine dont la visibilité sera accrue cette année par l’appui de la télévision nationale et de la création d’un village numérique qui sera doté d’une connexion internet haut débit pour permettre aux exposants de booster leurs affaires grâce à des relations qui seront nouées sur la toile. Des émissions seront réalisées sur les stands et diffusées dans plus de quinze pays par la radio numérique « Radio Africa » qui accompagne aussi le festival. La plus grande innovation, c’est  la grande soirée de gala de remise de prix et de distinctions des meilleurs acteurs de la musique et de la culture du monde qui sera organisée à travers un spectacle Live. L’édition 2013 des SICA entend mettre un terme au play-back.