lundi 16 février 2015

Entretien avec le manager culturel Moustapha Patrice Ahounou

Moustapha Patrice Ahounou
« J’ai des études de faisabilité pour créer en un mois des millions d’emploi au Bénin »

Fondateur de Business Management Communication, Moustapha Patrice Ahounou, est un spécialiste du management culturel qui intervient sur plusieurs festivals en Afrique et dans le monde. Au détour de son récent passage au Bénin, l’expert culturel à travers cette interview exclusive accordée au journal Educ’Action, lève un coin de voile sur son projet « 1 million d’emploi en 6 mois ». Dans cet entretien, l’acteur Patrice Ahounou, révèle également les insuffisances qui freinent le développement de la culture et des Arts au Bénin après 54 ans d’indépendance. Découverte !


Présentez-vous à nos lecteurs ?

Je suis un acteur culturel, un manager culturel sur le continent africain et un peu plus ailleurs. Je travaille uniquement sur la culture parce que je me suis dit voilà une source de richesse intarissable, fiable et viable que nous avons sur le continent et dont nous ignorons les qualités. Donc depuis plusieurs années, je me suis spécialisé dans le management culturel sur toutes ses formes. Je peux faire de la conception d’un projet, de la réalisation d’un projet, de la coordination d’un projet, du suivi-évaluation d’un projet et de la planification d’un projet. Je suis Béninois d’origine mais je suis africain de nationalité. Je dirige une structure qu’on appelle Business Management Culture (BMC) à travers laquelle je fais du business et du management culturel. Pourquoi du business, parce que la culture ne relève pas du secteur social. Contrairement à ce que les gens pensent, la culture relève du secteur marchand. C’est-à-dire une activité autour de laquelle nous pouvons créer de la richesse et des emplois. Parce que si ceux qui travaillent dans le secteur n’ont pas de quoi vivre, n’ont pas le minimum pour vivre, non seulement ils n’auront pas de la motivation, mais le secteur va mourir.

Après 54 ans d’indépendance, la Culture et les Arts sont toujours à la traine au Bénin. En tant qu’expert  dans ce secteur, vous avez parcouru des pays africains qui ont réussi à faire de la culture un levier pour le développement. Pourquoi dans votre pays ce n’est pas encore le cas ?

Cette situation au Bénin s’explique par un problème d’organisation. Ce n’est pas le problème de management, mais c’est d’abord un problème d’organisation. En Afrique au sud du Sahara, le Bénin est l’un des rares pays où le gouvernement consacre une petite partie de son budget à la culture. Malheureusement, l’organisation qui entoure ce taux affecté à la culture est mauvaise. Elle est mauvaise à partir de la définition du fonds. On ne peut pas octroyer un fonds comme si s’était à but non lucratif. En octroyant  un fonds à la culture, quel est le résultat attendu? On veut stimuler les acteurs à aller un peu plus loin. Mais ce n’est pas ce qui se passe actuellement  parce que le fonds qui devrait servir au développement de la culture n’est pas logé dans une banque. Le fonds n’a pas besoin d’une structure pour sa gestion. Une structure qu’on installe et qui vit de ce fonds, le fonds n’en a pas besoin mais il a besoin des lignes directes. Des lignes qui sont claires et connues de tous. On devrait loger ce fonds dans une banque en disant qu’il est destiné aux acteurs culturels. Un acteur culturel, cela veut dire qu’il répond à des critères bien déterminés. Si cet acteur ne répond pas à des critères, il ne peut pas aller toucher à ce fonds. Il justifie son projet et la banque regarde la faisabilité de son projet suivant des critères avant d’accorder le financement.  En prenant ce fonds à un taux dérisoire de 2% par le bénéficiaire, cela permettra de régénérer le fonds. C’est pour ce qui concerne le fonds. Maintenant pour  l’histoire d’organisation, vous savez, un pays comme le Bénin n’a pas un calendrier culturel. A la veille de chaque nouvelle année, les députés votent un budget à l’Assemblée Nationale. Voilà ce qui devrait-être fait également dans la culture. Cela veut dire que les acteurs de tous les secteurs de la culture vont se réunir  à la veille de la nouvelle année pour s’organiser et planifier avec cohérence les activités au niveau d’un calendrier culturel. Ce faisant, aucune activité ne va s’entremêler dans une autre. En arrivant à Cotonou, vous entendez qu’il y a plusieurs festivals qui se tiennent dans une même période. C’est la même masse monétaire, c’est la même clientèle qui va s’éparpiller sur les différents endroits et comme cela qu’est-ce qu’ils vont récupérer les organisateurs ?

1 million d’emploi en six mois  grâce à la culture. Vous pensez que c’est possible au Bénin. Parlez-de ce projet que vous avez l’ambition de réaliser.

Tout le monde me pose la question de savoir d’où je sors cette affaire là.  Mais je dis ceci, la culture ne ressort pas du secteur social, elle ressort du secteur marchand. Si nous voulons donner de la valeur ajoutée en créant de la richesse et des emplois dans ce secteur, il faut créer les conditions de l’exercice dans ce secteur marchand là. Metteurs en scène, cinéastes, artistes, humoristes et autres acteurs de la culture se plaignent de l’insuffisance d’espaces culturels pour s’exprimer. Autour d’un espace culturel, c’est de la richesse qui se crée. Donc la première priorité de ce projet, c’est de créer des espaces culturels sur toute l’étendue du territoire national. Et quand je parle d’espaces culturels, c’est des espaces qui répondent à des normes.  Les espaces sont faites de telle sorte que sur place vous avez des salles de répétition, vous avez des salles de formations, vous avez des studios, vous avez des salles de live. Donc au même endroit, c’est un tout. Si nous créons les espaces, nous allons avoir tous les corps de métiers. Regardez les musiciens, un instrumentiste joue pour 10 groupes. Mais avec les espaces ce n’est pas possible parce que nous irons vers le semi-professionnel. Donc, ce qui fait qu’un musicien qui joue avec Alèkpéhanhou par exemple ne pourra pas aller jouer avec Adizé. Il jouera uniquement avec Alèpéhanhou parce celui-ci sera en prestation six jours sur sept. Adizé, cinq jours sur sept. Donc le corps de métier aura de la matière et nous allons valoriser ceux qui sont des formateurs, des musicologues, qui ont été à l’école mais qui ne mettent pas leur savoir en valeur faute d’endroits qui n’existent pas. A partir de là, vous n’entendrai plus qu’il n’y a pas d’emploi parce qu’un espace culturel peux créer tellement d’emploi. Si nous créons des espaces, les partenaires viendront nous payer des montants énormes qui permettront de faire vivre ses espaces là. Quand on dit qu’au Bénin il n’y a pas de musique de référence je dis oui. Parce que les conditions ne sont pas réunies pour qu’il y ait véritablement une musique béninoise. Si vous créez des espaces, les célébrités d’aujourd’hui vont disparaitre parce qu’il y aura une émulation qui va amener d’autres talents à faire émerger d’autres musiques. C’est la scène qui forme. Voilà ce que j’apporte au Bénin. J’ai les maquettes, les études de faisabilité pour permettre au bout de six mois de créer des millions d’emploi tout corps confondus. On me dit qu’au Bénin la piraterie tue les artistes et moi je réponds que c’est parce qu’on n’est pas organisé. Si vous avez un calendrier culturel et  qu’on sait qu’en 2016, nous devons sortir 200 artistes ou nous devons sortir 50 albums, nous créons un central d’achat qui a droit au fonds. Vous déposez vos albums selon le calendrier et la centrale d’achat fait une sélection. Il décide par exemple de sortir 50 albums dans le mois de Mars et peut commander 50.000 ou 100.000 CD de cet album. Si on réalise 100.000 CD par albums et qu’on vend à 500F cela fait 500 Millions. Cela  veut dire que si la centrale d’achat reçoit  aujourd’hui 100.000 albums, ils partagent ses albums en moins de 30Mn sur toute l’étendue du territoire à 500F. Dans ces conditions qui peut pirater l’œuvre. Je ne vais pas me mettre à définir tout parce qu’il y a des spécialistes de copie et de mal copie.

Vous êtes à quelle étape de la réalisation de ce projet ?

Je suis toujours à l’étape d’analyse et d’étude de faisabilité au pays. Les autorités béninoises ne m’ont pas saisi officiellement et je n’ai pas déposé de dossier dans ce sens là parce que c’est un projet itinérant pour moi. Il n’est pas politique mais culturel et il restera culturel. J’ai l’obligation de venir m’installer au Bénin parce que j’ai servi le continent africain depuis plusieurs années et je continue de le servi. Il est de mon devoir de venir servir le Bénin
                                                                                                               




jeudi 22 janvier 2015

Cinq questions aux chantres de l’éternel Didier Togblé

« Mes œuvres ne sont pas victime  de la piraterie »

Natif de Djakotomey dans le département du Couffo, Didier  Togblé est un évangéliste  et chantre de l’éternel qui à travers sa musique d’adoration et de louange, rend gloire à Dieu le créateur pour ses merveilles. « L’Eternel des Armées, Ma sécurité » son cinquième opus  est sorti en décembre dernier. Rencontré dans le cadre d’une interview, l’artiste nous dévoile le contenu de cet opus et  exprime son opinion  sur l’évolution de la musique béninoise.

Parlez-nous de votre parcours dans la musique ?

J’ai commencé  la musique depuis  1992.  Ce qui fait donc bientôt 23 ans que j’ai embrasé cette carrière. Mais c’est  tout récemment en 2006 que j’ai sorti mon premier album intitulé « Appel Jésus ». Vous savez certainement comment c’est difficile de réaliser et de mettre sur le marché un opus ? C’est deux ans après le lancement de cet album, que j’ai sorti le second en 2008, suivi du troisième en Octobre 2010 et puis du 4ème album en Avril 2013 et enfin le cinquième opus  sorti tout récemment  le 14 décembre 2014.

Réaliser un album, n’est pas chose facile. Mais vous avez réalisé deux opus qui ont été lancés en décembre dernier. Quel est votre secret ?

Je n’ai pas un secret particulier. Je vous dirai simplement que c’est une grâce de Dieu parce que depuis que j’ai commencé par  sortir des albums, je n’ai jamais sorti un seul en vidéo comme ce fut le cas pour ce cinquième album. Un album qui a été réalisé aussi bien en audio qu’en  vidéo et qui comporte  cinq titres. Parmi les cinq titres qui composent l’album, se trouve un morceau qui dure 26 minutes. C’est une grâce divine.

Vos œuvres sont  aussi victimes du phénomène de la piraterie ?

Quand  j’ai sorti mon premier album en 2006, trois jours après on a retrouvé ça en vente au marché Dantokpa dans la piraterie. Mais depuis cette époque, tous les autres albums qui ont suivis n’ont pas été piratés. Mes œuvres ne sont donc pas victimes de la piraterie et je pense que c’est  Dieu qui est avec moi.

Quel est  votre appréciation de l’évolution de la musique au Bénin ?

Les artistes béninois sont entrain de progresser  et  d’émerger.  En 1992 où  je me suis lancé dans la musique, les artistes n’étaient pas aussi nombreux. Mais nous avons beaucoup d’artistes actuellement et c’est une bonne chose.  Je peux  également  vous rassurer que les œuvres des artistes béninois sont  aujourd'hui  acceptable. Et ça il faut  l’avouer. Nous savons qu’avec ce qui se passe, l’avenir est promettant pour le Bénin dans la musique.

Un message particulier à vos fans ?


Je voudrais dire un grand merci aux fans parce que c’est grâce à eux que nous existons.  Si nous sortons des œuvres qu’ils n’achètent pas et qu’ils n’apprécient pas, nous ne pouvons pas sortir d’autres. Donc  on leur doit ce grand remerciement. Dieu les bénira davantage.  Quand aux artistes, chers amis et chers collègues artistes, nous nous sommes déjà devant le fait accompli et nous sommes entrain de faire déjà ce que nous pouvons. Mais je vais les conseillés d’accompagner nos jeunes frères qui sont  entrain de faire leurs premiers pas dans la musique. C’est  en ce faisant que la musique  au Bénin sera plus excellente. 

vendredi 16 janvier 2015

Fabrication des Perles en terre cuite

Sandra Adjaho valorise un patrimoine culturel du Bénin en péril

Sandra Adjaho
Créatrice de bijoux en perles et de costumes d’arts depuis plusieurs années, Sandra Adjaho vient de lancer une nouvelle collection de perles en terre cuite. Cette découverte de plusieurs années de recherche endogène de son association « La Maison des Perles », constitue une richesse authentique encore inexploitée au Bénin.

Dans sa recherche des perles authentiques pouvant faire la fierté du Bénin, l’association « La Maison des Perles » à découvert un nouveau trésor dont la valeur culturelle est encore ignorée dans notre pays. Il s’agit des perles en terre cuite de la créatrice Sandra Adjaho dont la première collection de bijoux a été présentée en décembre passé aux Béninois. Découverte chez une dame du nom de De-Souza, qui travaille les perles en terre cuite depuis vingt ans à Ouidah mais que personne ne connaissait, « La Maison des Perles » s’est engagée à promouvoir cette richesse du patrimoine matériel au Bénin. Ainsi, une recherche sur la qualité, la durée et le mode de fabrication de cette variété de perles a été menée par l’association. Après quelques mois de formation et d’apprentissage en création de perles en terre cuite, l’association, depuis l’année 2014, est engagée dans la promotion des bijoux en terre cuite. Pour la fabrication des perles en terre cuite,  l’argile qui constitue  le produit de base subit plusieurs étapes de modification. Le séchage, le pétrissage, le modelage, la cuisson et le colorage sont les différentes étapes qui interviennent dans la fabrication des produits en terre cuite  a expliqué Sandra Adjaho dans une interview qu’elle nous accordé sur son travail de créatrice de perles avant d’ajouter : « Les perles en terre cuite sont ce  que je recherchais depuis plusieurs années et que j’ai finalement  découverts ». Pour rappel, La Maison des Perles  est une association culturelle qui intervient dans la valorisation et la promotion du patrimoine culturel et dans la formation aux métiers des arts et de la culture. Elle est spécialisée dans la création et la réalisation des bijoux, des costumes et des œuvres d’arts en perles qui ont été présentés sur plusieurs foires, festivals et défilés de mode au Bénin comme à l’étranger.


mercredi 14 janvier 2015

Après trois ans de prouesses dans la guérison des maladies au Nigéria

Hounnon Alia  désormais présent  au Bénin pour sauver  des vies humaines

Reconnu et  adulé par la population nigériane pour sa compétence en matière de guérison des maladies par les plantes, Hounnon Alia est  en séjour  depuis quelques jours  dans son pays pour sauver ces compatriotes des maux qui entravent leur épanouissement. Rencontré dans son cabinet à Cocotomey, le dignitaire nous explique les raisons de son séjour au Bénin, son travail de guérisseur traditionnel et les merveilles du vodoun Alia. Rencontre !

Qu’est- ce qui vous a motivé à devenir Hounnon ?

Je suis devenu Hounnon parce que j’ai connu un passé douloureux  à une époque de mon existence.
J’ai perdu l’usage de mes membres supérieurs et inférieurs. Après avoir  cherché  la guérison partout  sans aucun succès,  je me suis dirigé chez mon père.  Et c’est grâce à mon père que j’ai  retrouvé  la convalescence. C’est chez  le vodoun Alia que je suis allé soumettre  mes problèmes. Quand  j’ai effectué cette confession au vodoun,  mon père m’a conduit ensuite dans la forêt  pour  me montrer la divinité  Alia. Je lui ai confessé à nouveau mes problèmes. De là, mon père m’a donné  une huile que j’ai appliqué sur mes membres qui sont paralysés. Dans moins d’une  semaine après ce traitement, j’ai retrouvé l’usage de mes membres. C’est de là que mon père m’a conduit de nouveau dans la forêt  pour me donner  le pouvoir  de guérir les gens,  vers 2h du matin.  Il m’a dit que je suis désormais autorisé et investi  à sauver des peuples de la maladie et de leurs différents problèmes. C’est  comme cela que tout a commencé. Et avec la force des plantes, je parviens a opérer des miracles dans la vie des personnes qui viennent chercher la guérison chez moi.

Installé au Nigéria depuis trois ans, vous êtes connu et apprécié de la population nigériane. Aujourd’hui, vous êtes de retour au pays. Dites-nous ce qui motive ce retour au Bercail ?

 J’ai commencé cette activité au  Nigéria depuis trois années déjà. C’est  grâce à elle que  j’ai réalisé tous ce que j’ai dans ma vie aujourd’hui.  J’ai construis des étages, acquérir  des voitures, etc.  Et tenez-vous bien,  ce n’est pas avec mon propre argent que j’ai réalisé tout ceci. C’est  le vodoun Alia qui m’a acheté tout ceci. Si  je suis revenu dans mon pays aujourd’hui, c’est  à cause d’un homme, un transitaire.  Il a tout perdu dans ce pays et un jour, il est venu me voir au Nigéria.  Je lui ai demandé de se confesser  au  vodoun  Alia en mettant l’accent sur ce qu’il souhaite que la divinité lui réalise.  Et c’est ce qu’il fit et  retourne à Cotonou avec un produit que je lui ai demandé d’utiliser. Il a mit en pratique toutes mes recommandations et aujourd’hui tout marche pour lui, il a retrouvé la prospérité de ses affaires. Cette parcelle sur laquelle se trouve mon centre  de consultation, est un don de cet homme. Il m’a donné gratuitement cette parcelle. C’est lui qui m’a supplié de venir sauver  les citoyens béninois. C’est la raison de ma présence à Cotonou actuellement.

Quelle est la particularité du  vodoun Alia?

Alia est un vodoun terrible. Bientôt  je vais dévoiler les merveilles cette divinité à la population béninoise. Cette divinité ne demande rien à personne. Elle n’a pas besoin de l’argent d’une personne avant de lui opérer  la guérison.  Il suffit de s’agenouiller devant lui et de demander tout ce qu’on veut. Que cela  soit  sur le plan professionnel ou sentimental, le vodoun Alia  est capable de tout. Quand vous lui demandé, il exauce toujours. Et sa guérison intervient dans trois jours au plus. Alia ne prend pas du temps avant de réaliser vos vœux.

Parlez-nous de quelques  produits de guérison que vous avez mis à la disposition de la population ?              

Le premier  produit  est une bague qui s’appelle  « Somikanklan ». Cette bague est réalisée dans une grande calebasse qui a été préparée sur le feu ardent. Pour tester cette bague, il suffit de rapprocher la bague du coup d’un coq. Quelques instants après, le coq va mourir. Si vous mettez la bague sur un mouton, l’animal  va également mourir. C’est de cette manière que tous les ennemis qui  auront  des pensées négatives  envers vous  mourront également.  Avec cette bague, si tu es dans une société et pour  rien du tout ton patron de licencie ou tes activités commerciales tournent au ralentir, tout reviendra en place. Quand le sorcier va te prendre, il te fera  descendre encore. Le second produit est une huile miraculeuse qu’on appelle Djakpata. C’est un remède contre les maux de ventres, les maux de têtes, etc.  Les personnes  paralysées retrouveront la guérison avec  le vodoun Alia et en utilisant cette huile sur le pied ou les pieds qui sont paralysés. Je dispose également  d’une eau fantastique. Cette eau fait trop de merveilles à la population. Avec cette eau qu’on appelle « Sè sin », plus de mévente pour les commerçants dont les activités ne prospèrent plus.   

Quel est votre mot de fin à l’endroit de la population ?

J’exhorte tous ceux qui ont tous perdu dans la vie que c’est le moment  pour eux de retrouver  leurs richesses.  Celui qui était millionnaire et  qui par  malheur  est devenu pauvre,  je lui demande de chercher à me retrouver quelque soit  sa situation géographique. Et pour me retrouver c’est simple. Je suis à Cocotomey. Mon cabinet est situé dans la ruelle qui fait face à la pharmacie concorde. Après les rails, cinquième maison à droite. Pour me contacter,  je suis au 66 04 47 05.


samedi 20 décembre 2014

Quatre questions à René Dohou sur la 4ème édition de Noël pour nos enfants

« Toutes  les dispositions ont été prises pour mettre les enfants à l’aise »

Organisé depuis 2011, l’événement « Noël pour nos enfants » de cette année va se tenir le 25 décembre prochain, jour  de célébration de la fête de Noël. Rencontré à quelques jours de cette 4ème édition de l’événement, René Dohou, l’un des organisateurs de cette initiative a accepté nous éclairé sur les innovations de cette édition.

La 4ème édition de « Noël pour  nos enfants » est prévue pour se tenir le jeudi prochain. Quels sont les Innovations apportées à l’événement  cette année ?

Les innovations sont multiples et multiformes. Dans un premier  temps,  concernant  l’inscription, elle reste toujours gratuite. Pour  cette 4ème édition, je peux vous dire que nous sommes à plus de 800 ère, 2ème et 3ème édition. L’inscription est gratuite parce que notre souhait est de réunir les enfants en leur  distribuant des cadeaux par le biais du père Noël.  C’est une grande fête des enfants où nous invitons également beaucoup d’artistes. Au cours de cette grande fête qui réuni nos enfant de 3 à 10 ans, il y a également un autre aspect  qui nous permet d’élire la Miss et le mister  Noël.  Donc pour cette 4ème édition, il y aura beaucoup plus d’innovations. Nous réservons la surprise à ceux qui seront de la fête de découvrir.
René Dohou
participants. Ce qui n’était pas le cas lors de la  1

Avec  l’effectif élevé des participants, vous ne craignez pas des débordements ?

Etant donné que c’est une œuvre de volontariat et d’amour pour les enfants, tout le plaisir serait pour nous de mettre à la disposition de ses enfants le peu que nous avons histoire de partager avec eux ce moment précieux. Surtout  que cette fête n’est pas organisée spécialement à l’endroit des enfants de riches, mais surtout à l’endroit des enfants des parents les plus démunis. Donc tout le plaisir serait pour nous de recevoir les enfants les plus démunis histoire de leurs faire passer ce moment agréable afin qu’ils ne se sentent pas délaisser. Nous avons réservé un grand site pour abriter l’événement. Donc pas de craintes car toutes  les dispositions ont été prises pour mettre les enfants à l’aise.

Quels sont les artistes invités sur cette édition ?

Beaucoup d’artistes seront présents sur cette 4ème édition de Noël pour nos enfants. Entre autres artistes, je peux citer  Faty, Tata Grâce, Roll Gnipos, Zébra Pharaon, Sèna le Destin, Quen Kangni et beaucoup d’autres artistes. En tout cas, ceux qui feront le déplacement ne seront pas déçus.

Votre mot de fin pour conclure l’entretien.

Mon mot de fin serait d’inviter  tous ceux là qui croient  en nous et en ce que nous faisons de venir nous soutenir car nous ne pensons pas nous arrêter en si bon chemin. Et notre souhait à nous Obed Couton et  René Dohou que je suis, c’est de rééditer cet événement le nombre de fois qu’il le faut afin que les enfants les plus démunis et des coins les plus reculés ne se sentent pas délaissés. Nous invitons toutes les personnes de bonne volonté qui veulent  nous soutenir  à ne ménager aucun effort pour nous apporter leur aide.
                                                                                                               





mardi 16 décembre 2014

Grande nuit spirituelle de Rabbi Avocan

151 Psaumes de David récités pour combler la population de bénédiction en 2015

La 5ème édition de la grande nuit spirituelle de Rabbi Avocan s’est déroulée le vendredi 12 Décembre dernier à la maison du peuple de Wologuèdè. Pour l’occasion, les populations de Cotonou et environs étaient venus massivement se ressourcer des merveilles des 151 Psaumes de David pour une année 2015 remplie de bénédiction et de protection divine.

« Paix, Santé, Succès, Prospérité, longévité » constituent quelques vœux qui ont été adressés à
l’endroit de la masse de Béninois qui s’est déplacée le vendredi dernier  pour la 5ème édition de la Grande Nuit Spirituelle de Rabbi Avocan. Avec le pouvoir des 151 Psaumes de David, le pionnier de la spiritualité au Bénin, Rabbi Avocan a fait descendu dans sa prière, toutes les entités spirituelles suprêmes afin de combler la population béninoise de quiétude, de prospérité et de protection contre toutes les forces maléfiques pour la nouvelle année 2015. Le film de cette cérémonie de purification et de protection a débuté après minuit  par une évaluation des connaissances acquises par les apprenants de la formation spirituelle de Rabbi Avocan qui s’est tenue du mois d’Août à Octobre 2014. Pendant une demi-heure, 150 apprenants ont été évalués et les meilleurs parmi eux qui ont obtenu de bons résultats ont été récompensés. Pour les dix premiers, la récompense était composée de Trophées et d’attestations. Les Trois premiers de la compétition sont repartis chacun avec un tapis mystique et une bourse de formation sur Lomé en 2015. Après cette étape, place sera faite à la séance de prière conduite sous la houlette de Rabbi
Avocan avec l’accompagnement de son fils qui suit déjà les traces de son père. Muni d’un mouchoir, de sept piments et d’une bougie blanche, les participants à cette soirée spirituelle ont anéanti, sous la bénédiction de Rabbi Avocan,
  toutes les forces négatives dont l’intention serait  de causer des malheurs dans leur existence durant l’année 2015. Louange, adoration, danse, invocation des anges et archanges ont couronné cette nuit spirituelle. 2015 étant le chiffre du 8 qui symbolise la paix, le succès, la prospérité et les grandes réalisations, Rabbi Avocan explique que les quatre (04) premiers mois seront difficiles. C’est ce que le spirituel appelle, les mois de la semence et les huit (08) derniers ceux de la moisson et de l’abondance. Finit  l’étape de Cotonou, Rabbi Avocan sera à Lomé le 27 décembre prochain pour le même exercice. La Grande nuit spirituelle au Togo est une occasion pour la population togolaise de recevoir également les grâces et les bénédictions des 151 Psaumes de David. Nous y reviendrons dans nos prochaines parutions.  


jeudi 11 décembre 2014

En tournée sous- régionale depuis quelques jours

Le projet Circuit Art’Mattend dépose ses valises au Bénin

Dans le cadre de sa tournée sous régionale, les deux spectacles « Le Tohu d’Après » et « la Grammaire du mensonge » ont gagnés le cœur du public de l’Espace Mayton de la commune d’Abomey-Calavi au Bénin. C’était  à l’occasion d’une soirée culturelle qui s’est tenue le mercredi 10 décembre dernier.


Une fois de plus le Projet Circuit Art’Mattend a respecté son cahier de charge en gardant sa ligne  à travers ces deux spectacles sortis des résidences de création entièrement soutenu par les premiers responsables du projet eux- même. A l’Espace Mayton  la réaction du public ne s’est pas fait attendre quand l’on suit tous les tableaux présentés dans ce Tohu d’Après, retraçant ainsi la vie d’atelier d’art et sculpture des jeunes au service de Mr DUBOIS ,un   expatrié perdu dans les méandres de l’ Afrique .Venus du Togo, du Benin, du Mali, de la Côte D’Ivoire et du Burkina Faso, les comédiens ont su filé le tissu multicolore et artistique sous la houlette du grand metteur en scène  Alougbine Dine du Bénin assisté du Burkinabè Vincent BAZIE. Le Tohu d’Après, un texte du Togolais  Alexandre MONDE, ces jeunes comédiens  présents comme jamais sur scène, se la joue la vie de famille normalement constituée, déchiré dans son évolution par l’incompréhension et le désarrois,.  Aussi  agressifs que
brouillant, si calme et doux à la fois ,ces personnages de Gnébror,de Tchink,de Maxime, de Tiffany et de Marie ont été porté par Edem MOMDJRO du Togo ,Laourou KOUDOUSSOU du Bénin, KETEWILI Raoul du Togo ,Diama Honorine du Mali et KODJOVI-NUMADO Séli  A. Novignon du Togo. Presqu’une révolution artistique et théâtrale  dans la manipulation des accessoires de scène et la diligence des lumières et les sons ; qui accompagnent les deux spectacles. Et le Tohu d’Après et la Grammaire du Mensonge suivent le chemin triangulaire tracé par le projet.  La grammaire du mensonge » présenté  par les Haïtiens avec une mise en scène de Dieuvela ETIENNE, distribution ; Moutiatita Chérie, Fleurissaint James, Billy Désir et Fabienne Emile  dénonce, la trahison et la déception dans une vie de couple, femme abandonnée. Jérôme et Madame Diogo dans la ville de Botomey deux personnages clés du texte de Jean Paul TOOH-TOOH du Bénin. Après Badagry au Nigéria, à Abidjan et Adzopé, festival RIAC en Côte d’ivoire  et maintenant au Bénin, justement à l’occasion de la douzième édition du plus  grand festival  de théâtre en Afrique, FITHEB, en attendant de reprendre la route vers le Ghana et point de chute le Togo(Blitta et Togo ville).Rappelons que le Projet Circuit Art’Mattend, c’est à la  contribution financière de l’Union Européenne et le concours du Groupe des Etats ACP.